Pourquoi travailler en Private Equity ?

Pourquoi choisir un travail en Private Equity et non en banque d’investissement, en conseil ou dans une entreprise du CAC 40 ?

Cette question d’entretien appelle évidemment chaque candidat à trouver sa propre réponse. Mais pour y voir plus clair, on vous propose de découvrir le retour de ceux qui travaillent déjà en Private Equity.

Nous avons donc interrogé des analystes et chargés d’affaires pour connaître leurs motivations. Nous avons ensuite structuré leurs réponses autour des quatre axes de l’Ikigaï.

Ce cadre de pensée nippon datant du XIVème vise à définir son idéal de vie et ses motivations. L’intérêt de cette approche est d’engager une introspection autour des 4 piliers suivants :

  • Ce que j’aime
  • Ce pourquoi je me sens utile
  • Ce pourquoi je peux être rémunéré
  • Ce pourquoi je suis bon

Rapporté au cadre professionnel, l’Ikigaï pourrait donc vous permettre de savoir si le Private Equity correspond à « ce que vous aimerez faire en exprimant tout votre talent au service d’une action qui vous tient à cœur et qui vous permet de percevoir le salaire qui vous convient ».

En d’autres termes, êtes-vous fait pour travailler en Private Equity ?

Ikigai_Private_Equity

 

1. Ce que j’aime

En effet, on ne peut pas prétendre que tous les investisseurs apprécient leur métier pour les mêmes raisons. On peut néanmoins vous citer les sources de motivation qui ressortent le plus souvent lorsqu’on discute avec des analystes. A vous de voir si vous vous retrouvez dans ce qui suit.

1.1. La diversité des missions

Les chargés d’affaires analysent les projets d’investissement sous plusieurs angles. Ils sont ainsi amenés à considérer, dans le cadre de leurs due diligences : 

  • la stratégie, l’expérience et la vision de l’équipe dirigeante ;
  • la situation financière actuelle et future de l’entreprise ;
  • l’offre, les avantages concurrentiels et l’organisation de l’entreprise ;
  • les opportunités et menaces propres au marché ;
  • la structuration juridique et fiscale de l’opération.

Outre l’analyse de nouvelles opportunités d’investissement, le chargé d’affaires encadre l’entrée au capital de sociétés. Il suit la performance des participations et à anticipe puis facilite les sorties d’investissement.

Cette pluralité des critères d’analyse et des champs d’actions apporte une grande diversité au métier d’investisseur.

1.2. La diversité des problématiques

Le métier de chargé d’affaires conduit également à étudier un grand nombre de sociétés évoluant dans des industries différentes. Ces entreprises peuvent présenter des tailles ou des niveaux de maturité très différents. Vous aurez donc, à chaque nouveau dossier, l’opportunité de comprendre un marché, un positionnement et des problématiques très variés.

En vous demandant si vous souhaitez devenir actionnaire de cette entreprise pendant une période de 5 à 7 ans, vous adoptez une démarche et un point de vue très similaire à celui des dirigeants eux-mêmes. 

Néanmoins, à la différence de l’entrepreneur, vous pourrez mener cette réflexion bien plus souvent. En l’occurrence, à chaque nouvelle opportunité d’investissement vous enrichissez vos connaissances. C’est la diversité des problématiques rencontrées et entreprises étudiées qui éloignera la routine de votre quotidien. Vous aurez ainsi une vraie courbe de progression et serez fortement stimulé intellectuellement. 

2. Ce pourquoi je me sens utile

Le rôle de l’investisseur en Private Equity est d’apporter des fonds et d’accompagner des entreprises dans leur développement.

Retrouvez notre article sur le sujet : « Qu’est-ce que le Private Equity ? »

Le capital investissement est donc un moteur de croissance pour les start-ups, TPE et PME qui profitent des liquidités injectées par les fonds d’investissement pour recruter, lancer de nouveaux projets et soutenir la croissance. 

Les équipes d’investissement ont donc un rôle d’accompagnement sur le temps long qui favorise la croissance économique, la création d’emplois et l’innovation.

Dans son rapport 2021, France Invest revient justement sur l’impact des 17,8 milliards d’euros investis en 2020 par les fonds d’investissements français. Ces fonds injectés ont permis d’accompagner plus de 2000 entreprises.

3. Ce pourquoi je peux être rémunéré

Il est évident qu’avec un master en Finance vous pourrez trouver des centaines de métiers qui respectent ce pilier de l’Ikigai. Néanmoins, si on va un peu plus loin, peu de métiers peuvent vous apporter les rémunérations du Private Equity. En parallèle des forts revenus des équipes d’investissement, ce métier contraint à des horaires bien plus souples que la banque d’investissement. C’est notamment pour cette raison que de nombreux banquiers d’affaires cherchent à se tourner vers le Private Equity après quelques années éprouvantes en M&A.

4. Ce pourquoi je suis bon

Le métier d’investisseur n’est pas inné. Il requiert du travail, de l’expérience et à en croire les personnes ayant rejoint les rangs du Private Equity, les cours de finance en école de commerce ne suffisent pas à se préparer au mieux à ce métier. Si vous souhaitez valider ce quatrième pilier de l’Ikigai (être bon dans ce que je fais) il va donc falloir du travail de préparation. C’est justement pour vous aider et vous accompagner dans ce travail que le site InvestPrep.fr a été créé. Vous pouvez continuer à suivre nos articles sur le sujet et rejoindre le programme de formation complet pour réussir vos entretiens en Private Equity : Découvrir la formation.