Comment intégrer un fonds de Private Equity quand on vient d’une école non-cible ?

Pivate Equity école non-cible

Le Private Equity fait sans doute parti des secteurs les plus convoités par les jeunes diplômés en finance. Mais il est également l’un des plus difficiles à intégrer. Considéré autrefois comme inaccessible sans plusieurs expériences préalables, le monde du PE se montre aujourd’hui plus ouvert. L’afflux de liquidité sur le marché a permis à de nombreux acteurs d’émerger. Les fonds historiques ont, quant à eux, étoffé leurs effectifs en densifiant le recrutement d’analystes. Pour autant, les places restent chères et la recherche d’emploi en Private Equity est sensiblement plus complexe pour les étudiants n’ayant pas suivi l’une des meilleures écoles de commerce.

Après avoir présenté les modalités de recherche d’un poste en Private Equity et les différentes ressources à votre disposition, nous vous partageons dans cet article nos conseils pour intégrer un fonds d’investissement quand on n’est pas issu d’une école dite « cible ».

Traiter le problème à la racine et muscler son parcours académique

Si votre parcours académique représente un obstacle à l’embauche et que la perspective d’un retour à l’école ne vous dérange pas, alors l’option du Mastère Spécialisé dans une école cible peut vous correspondre.

Ces Mastères Spécialisés sont justement accessibles aux étudiants issus d’écoles non-cibles. Ils permettent de compléter votre formation initiale et donc de renforcer vos connaissances théoriques en finance tout en bénéficiant du réseau et de la renommée de l’école.

Ces formations complémentaires requièrent tout de même un investissement généralement compris entre 15 000 et 25 000€. A cela s’ajoute l’investissement en temps. Tout le monde n’est pas disposé à retourner sur les bancs de l’école après avoir déjà obtenu un premier master. Heureusement d’autres options existent. Vous pouvez vous inscrire à une certification comme le CFA. Il est d’ailleurs possible de valider ce type de certification pendant les études ou de manière autonome en CDI.

Ces deux options ne vous garantissent évidemment pas de trouver le poste de vos rêves et requièrent tout de même un investissement certain en temps et en argent. A ce titre, d’autres options bien moins chronophages et coûteuses s’offrent également à vous.

Construire et mobiliser son réseau

Le networking est une vraie arme en Private Equity. Le nombre de places étant limité, certains fonds ne publient aucune offre et comptent sur le « bouche-à-oreille » pour recruter leurs jeunes recrues. C’est pourquoi un Networking efficace permettra à la fois de mieux connaître l’écosystème du capital investissement et les acteurs qui le composent. Mobiliser son réseau et engager la discussion avec les investisseurs déjà en poste reste également une bonne manière de se démarquer des autres candidats en montrant sa motivation.

On vous parlait déjà du networking dans notre précédent article : Comment trouver un poste en Private Equity ?

Compter sur les stages pour faire la différence

Il est presque indispensable de passer, a minima, par une expérience de stage en Private Equity. Ce sera l’occasion de valider votre projet professionnel, gagner en compétence et en expérience. Le momentum de ce stage compte aussi. Il peut être opportun de réaliser celui-ci en fin d’étude au sein d’un fonds d’investissement habitué à recruter des diplômés en sortie d’école. Vous aurez ainsi 6 mois pour faire vos preuves et convaincre votre équipe de vous garder.

Adapter sa recherche

Bien que certains fonds Large Cap restent très sélectifs en recrutant presque exclusivement des analystes issus des plus grandes banques d’affaires et d’écoles de renom, des acteurs de plus petites tailles restent souvent plus ouverts dans leurs recrutements.

Ainsi, de nombreux acteurs en Small Cap et des fonds régionaux accepteront des candidats diplômés d’écoles « non-cible ». Vous aurez, au sein de ces fonds, des missions similaires à celles proposées par les fonds reconnus en Large Cap. Par ailleurs, vous aurez certainement même la chance d’avoir une meilleure exposition. Vous pourrez ainsi participer aux réunions avec les dirigeants et prétendre à des missions plus responsabilisantes que dans une équipe Large Cap très structurée. A ce titre, beaucoup de jeunes diplômés privilégient l’option des fonds régionaux et des plus petits acteurs du Private Equity.

Envisager d’acquérir davantage d’expériences avant de prétendre à un poste en Private Equity

Bien que le parcours académique reste un critère de choix pour les recruteurs, les expériences professionnelles peuvent permettre à des étudiants issus d’écoles « non-cibles » de se démarquer. Certains métiers de finance d’entreprise sont très proches du monde du Private Equity. Ainsi, un passage de 2 et 4 ans en Transaction Services, en M&A ou en Leveraged Finance peut constituer un vrai tremplin vers une embauche en Private Equity. Ces expériences vous permettront de développer des compétences techniques notamment en modélisation financière. Vous serez également exposés à de nombreuses opérations parfois même aux côtés de fonds d’investissement.

Les compétences financières requises en M&A, en Transaction Services et en capital investissement étant sensiblement similaires, la transition vers un poste en Private Equity sera plus simple. De plus, les banques d’affaires et cabinets de conseil sont davantage hiérarchisés. Les pools d’analystes y sont denses et l’environnement de travail est particulièrement adapté à un début de carrière en finance. Vous aurez des cycles de formation, un accompagnement et un suivi qui fait parfois défaut dans des fonds d’investissement où les équipes sont plus réduites et plus seniors.

Conclusion

Afin de maximiser ses chances de décrocher un poste en Private Equity, un étudiant issu d’une école « non-cible » dispose donc de nombreuses options.

  • Traiter le problème en complétant sa formation moyennant un investissement en temps et en argent. Cette option chronophage ne garantit aucun débouché mais a le mérite de densifier la section formation de votre CV.
  • Avoir conscience que les choses seront plus compliquées sans un diplôme d’HEC et se battre avec des armes différentes. Engranger de l’expérience en stage et sur les premières années de vie professionnelle, construire et mobiliser son réseau et finalement envisager d’adapter sa recherche en se renseignant sur les exigences et habitudes de recrutement de fonds régionaux par exemple.

Enfin, si toutes ces étapes permettront à votre CV de passer plus facilement les screenings, encore faut-il réussir les entretiens de fit, les questions techniques et les cas de modélisation. Pour vous préparer au mieux à toutes ces étapes et réussir à intégrer un fonds d’investissement, nous vous invitons à consulter le contenu de notre formation pour réussir les entretiens en Private Equity.